Présentation de mon travail sur
L'édification des grandes pyramides

20 septembre 2004

En conclusion à la soumission d'un papier au Bulletin de l'Institut Français d'Archéologie Orientale début 2003 voici la fin de non recevoir, sans argumentation, adressée par son responsable, fin 2004

  Jeudi 16 septembre 2004

  Cher Monsieur,

   Ayant remplacé F. Servajean au poste d'adjoint aux publications à l'IFAO, il m'appartient maintenant de répondre à votre message. M'appuyant sur les avis émis par le comité de lecture du BIFAO, je suis au regret de vous dire que nous ne pourrons pas publier votre article dans notre revue. J'espère que vous trouverez d'autres supports pour faire connaître vos travaux.

   Salutations respectueuses,                 Laurent Coulon

  Adjoint aux publications IFAO

Dans les animations ci-après, le lecteur trouvera une présentation très parlante de ma théorie.

Image créée par M. Patrick Darbon, informaticien, 36 ans, Mâcon

Ci-après, une image créée par Darbon :


En haut, en jaune, le "pyramidion" qui coiffe toutes les pyramides. Il est rare qu'ils soit resté en place, mais un pyramidion est exposé dans les salles d'égyptologie du Louvre. En bleu foncé la partie inclinée de la rampe. Darbon a mis différentes couleurs selon que les blocs taillés sont laissés en place ou déplacés pour compléter des vides. Tout marche comme sur des roulettes. Le lecteur identifiera sans peine dans le dessin suivant des blocs prêts à être sciés puis retournés et positionnés pour combler des vides, un étage plus bas.

Début de taille du revêtement après pose du pyramidion

Il s'agit pour le moment d'une démonstration de faisabilité de la méthode, grâce à la technique d'imagerie virtuelle. Tout est en place pour modéliser la construction de la pyramide de Kheops "vraie grandeur", en partant d'une représentation (schématique, puisque les "marches" n'ont pas toutes la même hauteur) de la partie interne de la pyramide qui a subsisté. Tout sera décrit, y compris la mise en place des éléments de la structure interne : Grande Galerie et chambres sépulcrales).

Patrick Darbon a fait un travail remarquable. Si vous cliquez sur le lien suivant vous pourrez visualiser une première version, schématique, montrant comme on constitue simultanément la pyramide et sa rampe, qui ne forment qu'un seul et même objet, puisque c'est cette rampe faite de calcaire qui, retaillée, donnera le revêtement final, travail que Darbon est en ce moment en train de réaliser.

Attention, cette animation représente treize mégas


Voici la page htm où je présentais mon article, texte daté de mai 2004.

Le mystère des grandes pyramides

11 juin 2004

Cela fait des siècles que l'on se demande comment les grandes pyramides, en particulier celles du plateau de Giseh (ou Giza, selon l'orthographe retenue) on pu être construites. Quand j'aurai un moment je ferai un peu l'historique des différentes tentatives, toujours infructueuses. Je passe sur des théories comme celle de Lauer, avec des rampes en brique crue, linéaires, fort longues, représentant des volumes déraisonnables.

Rampe linéaire, en brique crue

La situation est agravée par le fait que, comme on peut le voir, le plateau de Giza surplombe de 40 mètres le lit du Nil, voie d'amenée des blocs de granit en provenance d'Assouan, ou de calcaire en provenance de Tourah. Il est en outre nécessaire de surrélever cette rampe au fur et à mesure que la hauteur de la construction s'accroît. La dernière théorie en date est celle de Georges Goyon, ancien chercheur au Cnrs en égyptologie, décédé, auteur d'un livre intitule "Le secret des bâtisseurs des grandes pyramides". Bien que l'ayant abondemment épluché je n'arrive pas à l'intant t à remettre la main dessus. Il a été préfacé par Christiane Roche Noblecourt. Cette dame très médiatique a géré le sauvetage de la momie de Ramsès II ainsi que le remarquable sauvetage et reéimplantation du complexe d'Abou Simbel. Elle est aussi l'auteur de plusieurs livres.

La théorie de G.Goyon se fonde sur le recours à une rampe hélicoïdale, à pente constante. Cette contrainte qu'il s'impose donne à sa rampe une hauteur impressionnante, près du sol : plus de vingt mètres.

La rampe en brique crue de Goerges Goyon (retraité du Cnrs). Pente constante de 5,6 %

Les dessins sont extraits de son livre.


La rampe de G.Goyon, en gros plan (figure extraite de son livre)

Le point le plus faible de cette théorie concerne la façon dont cette rampe serait accrochée aux flancs d'une pyramide construite en même temps que son revêtement en calcaire de Tourah :


Système d'accrochage de la rampe en brique crue de Georges Goyon (figure extraite de son livre)

En gris les blocs de calcaire nummulithique de la structure interne, en blanc les blocs en calcaire de Tourah, non finis, comportant sur leurs faces externes des relies ou "bossages". Il a également fait figurer d'hypothétique pierres dépassant de la surface de la pyramide, censées encaisser la forte contraite tangentielle. Largeur de la rampe : 17 mètres. Elle serait couverte par des troncs de palmier; dont il espère qu'il pourraient répartir la charge. Il ne faut pas oublier que les blocs qui constituent le plafond de la chambre du Roi, dans la pyramide de Kheops pèsent plus de 40 tonnes et on du être monté à 70 mètres de hauteur. Ici et là, des troncs d'arbres logés dans la masse de brique crue seraient censés s'opposer à la propagation de fissurations. Une "brique crue armée", en quelque sorte. Mais n'importe quel spécialiste en mécanique des sols et en résistance des matériaux dirait qu'une telle rampe de briques sur laquelle on ferait cheminer des blocs de 40 tonnes s'effondrerait aussitôt. Le système d'accrochage sur la pyramide elle-même s'avérerait inopérant. Aucun spécialiste ne croît d'ailleurs à la théorie de Goyon, pas plus qu'à celle de Lauer. Remarquons aussi que cette rampe, volumineuse, dont on ne retrouve pas les traces, couvrirait totalement la pyramide, construite par strates. La finition du revêtement se serait opérée selon Goyon du haut vers le bas et c'est en déshabillant ansi la pyramide que les architectes auraient pu s'assurer du succès de l'opération. Quand on contemple la pyramide Rhomboïdale, accessible depuis 1995 et située à 80 km au sud du Caire on est impressionné par le fini et la précision centimétrique de son revêtement.


Pyramide rhomboïdale, photo de l'auteur. En clair, le revêtement.

 


Revêtement de la pyramide rhomboïdale. Photo de l'auteur (à comparer avec la structure interne)

 

A propos du repérage Goyon se contente de dire dans son livre qu'une méthode précise avait du âtre employée (vu le résultat) mais qu'elle mettait peut être en oeuvre "des méthodes dont nous avons perdu le secret". Bref, quand on referme ce livre ou qu'on lit des publications sur ce sujet on voit que le mystère restait entier, n'en déplaise à Roger Caratini et à ses ridicules déclarations dans son ouvrage "L'Egyptomanie, une imposture", et en particulier dans le chaputre intitule "le non-mystère des pyramides". Selon Caratini "le fait de disposer d'une main d'oeuvre abondante devait suffire". Grotesque.

J'ai commencé à élaborer une solution après avoir examiné un étrange objet trouvé près de la pyramide de la Reine Khentkaoučs, située sur le plateau de Giza.


Pyramide de Khentkaouès, photo de l'auteur

 

L'objet trouvé en 1932 près de la pyramide. Basalte, de la taille d'une tête d'homme.

Cet objet avait par certains auteurs été considéré comme le point d'appuis de trois cordes, dans un système de levage de type chèvre. J'ai fait dans l'article qui va suivre l'hypothèse que cette pièce était la seule chose qui nous restait d'une machine de traction (ou de levage, indifféremment) aussi simple qu'étonnante, permettant à dix hommes de manipuler des blocs de 40 tonnes. Une simple variante du levier ou du "pied-de-biche".

J'ai déposé en janvier ce travail en pli cacheté à l'Acédémie des Sciences de Paris puis j'ai envoyé un article au célèbre BIFAO, Bulletin de l'Institut Français d'Archéologie Orientale, situé au Caire. J'ai reçu quelques mois plus tard un premier commentaire de referee, qui touvait le travail intéressant mais réclamait différents aménagements, mention de travaux antérieurs et éclaircissements divers. Le texte qui suivra est donc ce que j'ai renvoyé au BIFAO et qui figure dans mon site à titre de "preprint", ce qui ne saurait faire figure, selon les critères de la communauté scientifique de publication avalisée par une revue. Mais Internet permet maintenant ce type de "pré-publication", courant dans les autres disciplines.

En mm:e temps j'ai envoyé une communication au IX° Congrès International des Egyptologues qui se tiendra du 5 au 12 septembre 2004 à Grenoble, avenue d'Innsbrück (téléphone : 04 76 39 66 00). Apparemment ce congrès est ouvert au public et se trouvé géré par l'Agence Ganesh, 16 rue Chenoise 38000 Grenoble (04 76 03 24 15). E-mail : agence-ganesh@wanadoo.fr

La secrétaire général du congrès est christine.cardin@wanadoo.fr . J'ai reçu assez rapidement la réponse ci-après de J.C.Goyon, Président du Congrès, fils de Georges Goyon. Pour éviter tout blocage éventuel lié à mon intérêt pour le sujet OVNI j'avais, à dessein, effectué ces démarcdhes sous le nom de mon père : Lévy.

 

22 octobre 2004 Recherche helléniste, désespérément :

Le motif de refus de l'article que j'avais envoyé au BIFAO, au Bulletin Français de l'Institut d'Archeologie Orientale était l'absence de "bases philologiques" pour ce travail.

- Philologique ( Larousse ) : Ce qui se base sur des textes.

Effectivement, nous ne sommes pas partis d'un papyrus ou d'un bas-relief égyptien donnant des indications sur la façon dont les pyramides avaient été construites. Le seul document disponible émane d'un certain Hérodote, d'Halicarnasse, qui vivait au 5° siècle avant Jésus-Christ. Grand voyageur il fut un des premiers historiens connus. Tous les égyptologues évoquent le texte où celui-ci rapporte ce que les prêtres égyptiens avaient pu lui dire sur ce sujet lorsqu'il avait visité l'Egypte à propos de la façon dont les pyramides avaient été construites. Ainsi, dans l'ouvrage de Jean-Claude Goyon mentionne-t-on deux mots présents dans ce texte : krossaï et bomides. Ces mots seraient censés se référer à une description de la rampe ayant permis d'amener les blocs de pierre.

J'ai fini par acheter l'épais dictionnaire Grec Français d'Anatole Bailly, publié par Hachette. Voilà ce qui émerge de cette recherche :

Le mot krossaï figure page 1139. Voici ce qu'on trouve :

:

        pierres saillantes ou corbeaux formant comme un escalier le long d'une construction ( Hdt. 2, 125 )

Corbeau (Larousse) : Grosse pierre ou pièce de bois en saillie sur le parement d'un mur, pour soutenir l'extrêmité d'une poutre, corniche.

On trouvera bomides (ou plutôt bomidos, pluriel de bomis) page 383

         petit autel, diminutif de bomos (Hérodote 2,125 )

        Plate-forme élevée servant de base ou de support, estrade

On sait qu'en archéologie les gens ont un peu tendance à se recopier les uns les autres, parfois sans beaucoup vérifier ce qu'ils racontent, ni retourner aux documents initiaux. Bien que n'étant qu'un bête astrophysicien j'ai du mal à comprendre comment ces deux mots pourraient cadrer avec des théories comme celle de Lauer (rampe droite, en brique crue, à forte pente) ou même celle de Georges Goyon (rampe hélicoïdale, également en brique crue, de hauteur rapidement décroissante). Il me semble que les mots employés par Hérodote parlent de pierre et non de brique crue. On évoque un escalier, objet que j'ai déjà pu observer en en empruntant et qui m'a toujours semblé constitué de marches de hauteur constante. On trouve dans ces mots l'idée d'une pente nulle, ou très faible qui, sinon, cadrerait mal avec les mots plate-forme ou estrade. A moins qu'il y ait quelque chose qui m'ait échappé, sur le plan philologique.

En tout état de cause un retour au texte original d'Hérodote, en Grec, semble s'imposer. Grâce à Louise Vertz nous avons pu trouver le texte original en grec :

On voit que dan s le texte Grec original les mots sont en fait krossas et bomidas et non krossaï et bomides.

Une traduction en anglais. Source :

http://ancienthistory.about.com/library/bl/bl_text_herodotus_2.htm

125. This pyramid was made after the manner of steps, which some call "rows"[106] and others "bases":[107] and when they had first made it thus, they raised the remaining stones with machines made of short pieces of timber, raising them first from the ground to the first stage of the steps, and when the stone got up to this it was placed upon another machine standing on the first stage, and so from this it was drawn to the second upon another machine; for as many as were the courses of the steps, so many machines there were also, or perhaps they transferred one and the same machine, made so as easily to be carried, to each stage successively, in order that they might take up the stones; for let it be told in both ways, according as it is reported. However that may be, the highest parts of it were finished first, and afterwards they proceeded to finish that which came next to them, and lastly they finished the parts of it near the ground and the lowest ranges. On the pyramid it is declared in Egyptian writing how much was spent on radishes and onions and leeks for the workmen, and if I rightly remember that which the interpreter said in reading to me this inscription, a sum of one thousand six hundred talents of silver was spent; and if this is so, how much besides is likely to have been expended upon the iron with which they worked, and upon bread and clothing for the workmen, seeing that they were building the works for the time which has been mentioned and were occupied for no small time besides, as I suppose, in the cutting and bringing of the stones and in working at the excavation under the ground ?

[106] {krossas}
[107] {bomidas}

Voici ma propre traduction de ce texte anglais. Mais si quelqu'un a une meilleure traduction à fournir, qu'il me l'envoie.

125. Cette pyramide était faite en utilisant des [sorte de marches d'escalier], que certains appellent des [des rangées, des rampes au sens de structures horizontales, en ligne] et d'autres [des supports, des soubaussements, des bases] : et quand ils avaient fait cela ils élevaient les pierres restantes avec des machines faites de courtes pièces de courtes [poutres]. Ils commençaient par élever les pierres depuis le niveau du sol jusqu'à celui de la première rangé, jusqu'au premier niveau. Et quand ces pierres étaient en place on disposait une seconde machine à la hauteur de ce premier niveau qui [tirait, halait] les blocs jusqu'au niveau suivant. Il y avait autant de machines que de niveaux. Peut être transportaient-ils la machine d'un niveau à l'autre, car elles étaient faciles à transporter. De cette façon ils pouvaient élever les blocs. D'après ce que j'ai entendu, les deux systèmes ont été utilisés. Quoi qu'il en soit ils commençaient par achever les plus hautes parties de cette construction et procédaient par la suite à la finition, qui était la tâche numéro deux. La finition s'effectuait du haut vers le bas. Sur les pyramides il existe des inscriptions en égyptien qui disent combien fut dépensé pour fournir des radis et des oignons aux travailleurs, ainsi que des poireaux et, si je me souviens bien, selon la traduction que m'en avait fait mon guide figuraient également les dépenses faites pour le fer, le pain et les vêtements fournis aux travailleurs. Ils s'occupaient de cette construction pendant le temps qui a été mentionné et devaient consacrer un temps non négligeable pour découper et apporter les pierre à partir d'une carrière souterraine ?

On aimerait aussi une traduction en français, produite par un helléniste. Les mots importants, à identifier dans le texte grec, sont ceux qui se réfèrent à tous les détails techniques mentionnés par Hérodote.


En attendant, fournie par G. Chenu, de Nancy, voici celle de Jacques Lacarrière, extraite de "En cheminant avec Hérodote", Paris, Seghers, 1981, p. 142.

"Pour la construire {cette pyramide}, on établit d'abord une succession d'assises, appelées ici "corbeaux" ou "soclets" (note de JPP : soclet n'est pas dans le Larousse). Cette première forme établie, on hissa le reste des pierres à l'aide d'engins en bois. On les montait du sol jusqu'à la première assise puis, de là, le bloc passait à une autre machine qui le hissait jusqu'à la seconde assise, et ainsi de suite (il devait donc y avoir autant d'engins de levage que d'assises). Il se peut aussi qu'on ait utilisé un seul engin, facile à transporter, qu'on installait successivement sur chaque assise, une fois la pierre retirée. J'indique ces deux méthodes, puisque j'ai entendu les deux versions. On acheva d'abord le sommet, puis les assises immédiatement inférieures, et on redescendit jusqu'au niveau du sol. Des inscriptions indiquent combien de raifort, d'oignons et d'ail furent consommés par les ouvriers pendant la construction. Si je me rappelle bien le chiffre traduit par l'interprête qui m'accompagnait, il y en eut pour mille six cents talents d'argent. Si c'est vrai, combien n'a-t-il pas fallu dépenser pour tout le reste, les outils, les autres aliments, les vêtements, pendant les vingt ans que durèrent les travaux? Sans compter qu'il a fallu tailler les pierres, les amener, creuser le canal, ce qui n'est pas rien!"

On voit qu'on a besoin d'une analyse fine du texte pour préciser les verbes. Les blocs ont-ils été "montés" ou "hissés" ? Un traduction exploitable se devrait de fournir les différentes fourchettes d'interprétation des termes. 27/10/04


27 octobre 2004 :

Voici ma traduction de la portion technique du texte faite par Robert Ash, résidant au Japon, titulaire d'un CAPES de lettres classiques :

Cette pyramide était faite ainsi: à la manière des marches ["anabathmos": degré, marche d'escalier ] que certains appellent "pierres saillantes" [ " krossai" ] , d'autres "petites plates-formes élevées" [ "bomides" ] ; lorsqu'ils l'avaient faite ainsi en première étape, ils levaient [ "airo": 1- lever, soulever, 2 - lever pour apporter ou emporter, 3- enlever, supprimer, détruire ] les pierres [ "lithos" ] restantes au moyen de machines [ "mèchanè" ] faites de pièces de bois [ "xylon": bois ; 1 - bois mort, souche, tronc, morceau de bois; au pluriel: morceaux de bois, pièces de bois pour la construction des navires, 2- bois vivant ]
de courte longueur ["brachys": court ] ; d'abord ils les levaient [ "airo" cf supra] à partir du sol [ "khamathen" ] jusque sur la première rangée [ "stoikhon": rang, rangée ] des marches; lorsque la pierre avait gagné [ "aneimi" : 1 - s'élever , monter (sur une hauteur) ; 2 - gagner (la haute mer) ] cette dernière, elle était placée [ "tithèmi": placer, poser ] sur une autre machine dressée [ "histèmi" : 1 - placer debout, dresser, ériger, 2- soulever, pousser en haut, 3 - fixer, immobiliser ] sur la première rangée; et à partir de cette dernière, elle était hissée [ "helko" : tirer, hisser (un bateau, des voiles) ] jusqu'à la deuxième rangée sur une autre machine ...

Le reste ne pose pas de problèmes, la traduction anglaise est bonne, ne s'avançant pas là ou le texte original est imprécis. Pour le passage qui dit que les machines étaient dressées sur chaque niveau ou transportées d'un niveau à l'autre, afin de pouvoir "enlever "les pierres, c'est le verbe "exaireo" qui est utilisé, 1- extraire, retrancher; 2 - ôter, enlever.

Pour l'idée que vous rendez, correctement je crois, par "finition", c'est le verbe "ekpoieo" : achever, accomplir, exécuter.

Enfin, à la fin du texte, "orygma", que vous rendez par "carrière" est complété dans le texte grec par "hypo gèn" (sous terre) et signifie 1 - trou creusé, fosse; 2 - galerie souterraine, couloir de mine.

Robert Ash
Sendai
Japon

Il est relativement facile d'identifier les mots concernés dans le texte grec. En l'état il semble que les égyptologues aient pris quelques libertés, qui les arrangeaient, avec leurs sources "philologiques" (on ne voit là-dedans aucune compatibilité avec le concept d'une rampe en brique crue, par exemple). Quand tout cela aura été éclairci, je renverrai une nouvelle rédaction au Bulletin de l'Institut Français d'Archéologie Orientale en titrant "Un modèle de construction des grandes pyramides fondé sur les sources philologiques disponibles (Hérodote)".

Mon travail d'égyptologie était signalé comme ne s'appuyant pas sur des bases "philologiques". J'ai comblé cette lacune en passant au crible la seule source philologique connue à ce jour, le récit d'Hérodote, rapportant ce que lui ont dit des trêtres égyptiens au 5° siècle avant Jésus-Christ.

 

Le texte du papier que j'avais adressé en 2003 au Bulletin de l'Institut Français d'Archéologie Orientale, au Caire

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